Compte à terme : ou faux bon plan ?
Le DAT séduit par sa simplicité. Voici les trois conditions à vérifier avant de signer, et les cas où une autre enveloppe le surclasse nettement.
Le compte à terme est l'enveloppe la plus mise en avant par les banques quand un dirigeant demande où placer sa trésorerie. Il est simple, garanti, fiscalement banal. Mais il n'est pas toujours le bon choix.
Ce que le DAT fait bien
- ▸Garantie en capital : pas de risque de marché.
- ▸Taux contractuel connu d'avance.
- ▸Aucun frais d'entrée ni de gestion.
Trois pièges à vérifier
- ▸Taux progressif : la moyenne annoncée n'est atteinte qu'à terme. Sortie anticipée = retour à un taux plancher dérisoire.
- ▸Pénalité de sortie : souvent 3 à 6 mois d'intérêts perdus.
- ▸Frottement IS annuel : les produits sont imposés chaque année, même si vous ne les percevez qu'à l'échéance.
Quand le DAT est imbattable
Sur 12 à 24 mois, pour un montant entre 50 et 500 k€, sans besoin de liquidité : aucune autre enveloppe ne fait mieux en risque ajusté. Le rendement net (1,7 à 2 % après IS) bat la quasi-totalité des produits prudents équivalents.
Quand préférer un fonds en euros
Au-delà de 3 ans et à partir de 100 k€, le fonds en euros capitalisant offre un rendement comparable avec, en bonus, la fiscalité différée à la sortie. Sur 8 ans, l'écart de capital final dépasse souvent 5 %.