Dépôt à terme, fonds monétaire, compte-titres : qui gagne en 2026 ?
Avec les taux courts redescendus autour de 2,5 %, le réflexe DAT n'est plus systématique. Comparaison chiffrée sur 24 mois.
En 2023, placer un million d'euros sur un dépôt à terme à 4 % était le choix évident. En 2026, avec une politique monétaire à nouveau accommodante et des taux courts autour de 2,5 %, la question mérite d'être reposée. Voici la comparaison de trois véhicules sur un même horizon.
| Critère | Dépôt à terme | Fonds monétaire | Compte-titres obligataire court |
|---|---|---|---|
| Rendement brut attendu 2026 | 2,0 % à 2,8 % | 2,3 % à 2,7 % | 2,8 % à 3,5 % |
| Liquidité | Pénalité avant terme | Quotidienne | Quotidienne |
| Risque capital | Nul | Très faible | Faible (sensibilité < 1 an) |
| Frais | 0 % | 0,05 % à 0,15 % | 0,2 % à 0,8 % |
| Fiscalité IS | Standard | Standard | Forfait 5 % si actions, sinon standard |
| Garantie | Banque (FGDR jusqu'à 100 k€) | Aucune formelle | Aucune formelle |
Le verdict dépend de votre contrainte de liquidité
Si la société a une visibilité réelle sur 18 à 24 mois sans toucher cette poche, le compte-titres obligataire en gestion datée prend l'avantage : rendement supérieur, liquidité préservée et risque de capital quasi nul à terme. Si la trésorerie peut être appelée à tout moment, le fonds monétaire reste la solution la plus propre. Le DAT n'a plus d'avantage économique : il n'est intéressant que si la banque exige un dépôt pour maintenir une ligne de crédit.